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Sarah-Jane Morris - Migratory Birds

par Jean Email

Le spectacle d'un artiste qu'on connaît et qu'on aime beaucoup risque de nous décevoir. C'est tout le contraire lorsque je me présente au Savoy du Métropolis la semaine dernière pour voir Sarah-Jane Morris. J'ai eu des billets un peu à la dernière minute. Même pas le temps d'aller voir son site Web.

Sarah-Jane Morris

Je n'ai donc aucune attente. Mais dès les premières notes de sa première chanson, avant même que l'éclairage ne s'installe, je suis envouté. Quelle belle voix! Chaude et grave, d'une profondeur telle qu'elle rappelle Tom Waits, tout en conservant pureté et douceur. Puis, l'éclairage révèle une chanteuse à la personnalité singulière, qui chante avec tout son corps, qui semble habitée par l'esprit de Janis Joplin. Dans le même sens:

But to describe Sarah Jane Morris’s eloquence only in terms of songs of love and parting tells only part of the story. Then there’s the astonishing four-octave voice that has brought her comparisons with Nina Simone, Janis Joplin and Sarah Vaughan (and even the basement-register rasp of Tom Waits), and the intensity that comes from a combination of a personal politics and deep emotions courageously faced, all adding up to the uniquely revealing artist she is. Source: John Fordham sur www.sarahjanemorris.co.uk.

Sarah-Jane est accompagnée de la seule guitare sèche de l'Argentin Dominic Miller, proche collaborateur de Sting et coauteur de la chanson Shape Of My Heart. Dominic Miller agrémente les chansons de Morris de solos inspirés, par exemple lorsqu'il glisse un air de Bach au milieu de la pièce Just Like a Woman de Dylan.

Du spectacle de Sarah-Jane Morris, je retiens aussi ses interprétations de Fragile (Sting), Piece of my heart (Joplin), Me and Mrs Jones (Billy Paul) et quatre pièces de son dernier album Migratory Birds que j'ai montées dans l'extrait audio de ce message: Migratory Birds (une composition originale), Just Like a Woman (Bob Dylan), Toxic (popularisée par Britney Spears - mais tellement différemment!) et Blower's daughter (Damien Rice).

Une artiste qui a participé à quelques reprises au Festival International de Jazz de Montréal et que j'espère y revoir encore.

 
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