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Michel Rivard sublimé par l'OSM 
L'album Rivière... avec l'Orchestre symphonique de Montréal est tellement beau que sa présentation pourrait se passer de mots. L'écoute devrait suffire à vous convaincre. Mais, quand même, il faut que je vous dise à quel point il propose une version sublimée des chansons de Michel Rivard. Et je mesure mes mots... Sublimer: faire passer directement un corps de l’état solide à l’état gazeux... ou disons, dans ce cas-ci, à un état de grâce!
Je vous propose ici mes impressions que quelques unes de ces chansons...

- Tout simplement jaloux (Beau Dommage (1994), 1994): un swing jazzé étonnant de la part d'un orchestre symphonique, mais qui accroche un malin sourire à cette chanson d'amour jaloux.
- La Lune d'automne (Le goût de l'eau... et autres chansons naïves, 1992): ouverture dans les tons bleutés, l'orchestre dessine une superbe toile de fond pour cette chanson qui compte parmi les plus belles inspirées par l'enfance de Rivard.
- Tu peux dormir (Le goût de l'eau... et autres chansons naïves, 1992): la guitare électrique triste et douce de la version originale enrobée ici par l'orchestre dans cette chanson mélancolique sur le temps qui passe, dédiée au père de Michel, Robert Rivard, décédé trop tôt.


- Un trou dans les nuages (Un trou dans les nuages, 1987): l'arrangement original de Marie Bernard "tout-garni" de synthés laisse ici la place à un arrangement très délicat qui met en valeur la douce folie de l'idiot du vilage.
- Le Privé (Un trou dans les nuages, 1987): une autre chanson marquante de cet album (selon moi, le meilleur de Rivard) dont le style déjà cinématographique de l'original est poussé encore plus loin à la façon des trames sonores d'Alfred Hitchcock.
- La Complainte du phoque en Alaska (Beau dommage, 1974): à écouter pour sa partie centrale, la fameuse musique de cirque, où l'arrangeur Blair Thomson s'est payé la traite pour étonner Rivard qui hésitait à inclure son "succès de jeunesse" sur cet album.
- Le Retour de Don Quichotte (De Longueuil à Berlin, 1979): cette chanson avait déjà bénéficié d'un arrangement grandiose lors d'un concert symphonique mémorable de Diane Dufresne au Japon (présenté dans le documentaire Nippon Blues, 1992); ici l'arrangement alterne subtilement entre l'intériorité du personnage meurtri, la grandeur de sa folie et la douceur de son espoir.

- J'aimais l'hiver (Beau Dommage (1994), 1994): une chanson de saison, plus récente et moins connue, reprise de l'album "retour" de Beau Dommage, et aussi une belle chanson d'amour (même si l'extrait que je vous présente ne l'illustre pas vraiment).
- Rivière (Confiance, 2006): la pièce qui donne son titre à l'album qui montre que Rivard est toujours à la hauteur de son talent d'auteur-compositeur.
En terminant, soulignons le superbe enregistrement où Michel Rivard a, pour l'occasion, sorti sa voix du dimanche. Une réalisation des quatre messieurs sur cette dernière photo prise à l'occasion de la présentation publique qui a précédé la production de cet album, aux FrancoFolies de Montréal, en juillet 2008.

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2008-12-20 5:31:34 pm,
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