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Catherine Durand - Coeurs migratoires 

La première fois que j'ai entendu parler du dernier album de Catherine Durand, c'est par le chroniqueur culturel de Radio-Canada qui était en pâmoison devant ce Coeurs migratoires. Pour ma part, il m'a fallu une écoute solitaire, entre les deux écouteurs de mon iPod, marchant tranquillement sur des trottoirs pleins de feuilles mortes, hier soir, pour que ce disque atteigne enfin sa cible.
Écoutez des extraits des quatre premières pièces de l'album, mes préférées: Coeurs migratoires, Peine perdue, Je vais rester et La Musique de ton absence. Évidemment, des extraits de trente et quelques secondes rendent faiblement le caractère planant et l'effet envoutant de cet album mais cela vous donnera quand même une idée de l'ambiance qui s'installe à son écoute.
Depuis sa sortie, j'écoutais l'album de façon un peu distraite, pour me le mettre doucement en tête. Mais il fallu cette écoute plus investie pour vraiment apprécier. Quelle belle musique, tendre avec du caractère, et quels beaux textes, tristes et doux comme une soirée l'automne avec ses feuilles mortes mouillées.
La mélancolie, la tristesse, l'amour mais surtout l'amour perdu sont au cœur des thèmes abordés par Catherine Durand sur son nouvel album. Malgré tout, une certaine luminosité se dégage de l'ensemble. «Je ne voulais pas faire un album déprimant ou sombre. Je ne pense pas qu'il soit sombre. Ce n'est pas un album joyeux, c'est sûr. Ce n'est pas un album qu'on met pour faire le party. Les chansons sont assez planantes. Il y a quand même un fil conducteur parmi tous les textes: la tristesse d'un amour qui passe et qui revient. Le défi, c'était de faire en sorte que l'album ne soit pas trop lourd. Je pense qu'on a réussi. Grâce à l'instrumentation et aux arrangements, on a réussi à alléger le propos des textes par les musiques», dit-elle. Source: Showbizz.net
Oui, vous avez réussi. Je comparerais l'effet que produit ce disque avec celui que m'a fait Écoute pas ça de Jean-Pierre Ferland. L'album sera-t-il aussi marquant? La marche est peut-être un peu haute, mais l'album laisse certainement présager une belle tournée et d'autres beaux albums pour Catherine Durand.

Parmi les collaborateurs de cet album, mentionnons Louis-Jean Cormier de Karkwa, en duo sur Le Bonheur est parfois maladroit, et Catherine Major au piano sur Perdue (On m'a lâché la main). Toutes les musiques et la plupart des textes sont signés Catherine Durand. Les arrangements et la réalisation sont signés Jocelyn Tellier (collaborateur de Dumas, entre autres) et Catherine Durand. Vous les verrez tous sur ce Making of de Coeurs migratoires.
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2008-10-16 12:05:50 am, 
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