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Allô Nino! Bel hommage québécois à Nino Ferrer 
J'ai eu la chance d'écouter depuis quelques jours déjà nouvel album paru hier chez Spectra Musique: Allô Nino - Hommage à Nino Ferrer. J'adore cet album superbe qui, pour l'été, nous mettra de beaux hits en tête et qui nous fait aussi connaître d'autres facettes de ce compositeur français décédé tragiquement.

Une brochette de chanteurs et chanteuses de la nouvelle génération musicale québécoise participent à cet album: Martin Léon, Catherine Major, Mara Tremblay, Monsieur Mono, Damien Robitaille, Isabelle Blais (comédienne et chanteuse de Caïman fou) et Alexandre Désilets.
Quelques nouveaux visages, aussi: Marie-Pierre Arthur (chanteuse et bassiste dans la mouvance de Karkwa qui a lancé son premier album récemment), Sophie Beaudet (interprète gagnante de Ma première Place des Arts en 2008), Inès Talbi (chanteuse du groupe Mimosa), Geneviève Jodoin (maginifique choriste de Belle et Bum) et Baptiste. L'album est réalisé par Alexandre Cattaneo.
Je vous propose d'abord l'écoute de quelques uns des plus grands hits de Nino Ferrer.
- Oh! Hé! Hein! Bon! (Damien Robitaille)
- Mirza (Ines Talbi)
- Le Téléfon (Isabelle Blais)
- La Maison près de la fontaine (Marie-Pierre Arthur)
Les arrangements sont assez différents des originaux. Et c'est bien ainsi. On n'a pas besoin du gros saxophone barython pour apprécier l'humour du Téléfon ou des petits oiseaux de La Maison près de la fontaine pour être transportés dans cette campagne en péril.
L'ensemble s'inspire de l'esprit de Neil Young, dit le réalisateur. C'est un peu folk, généralement très ensoleillé. Ça nous fera des beaux hits pour l'été. Voilà pour le côté brillant. Mais Nino Ferrer avait aussi son côté sombre qui, malheureusement, l'a mené à une fin tragique.
Nino Ferrer ne répond plus au téléphone depuis le 13 août 1998. Suicide par balle de fusil de chasse en pleine gueule. La «désabusion», comme il disait, notamment celle de ne jamais avoir été vraiment pris au sérieux dans le monde de la chanson. De ce grand escogriffe très habile à la plume, le public n'a généralement retenu que les succès fantaisistes du milieu des années 60: les Mirza, Le Téléfon et autres Cornichons, chansons drôles au groove imparable. Mais très peu l'ont suivi dans son cheminement vers des textes et des musiques plus profonds, façon Le Sud. Source: LeDevoir.com
L'album a justement le mérite de nous faire découvrir ce versant plus obscure de l'oeuvre de Ferrer. Personnellement, j'y ai découvert:
- Le Sud (Mara Tremblay)
- Les morceaux de fer (Martin Léon)
- Les hommes à tout faire (Baptiste)
- La rua Madureira (Catherine Major)
- C'est irréparable (un an d'amour) (Monsieur Mono)
Comme pour l'hommage à Miron, cette ribambelle d'artistes ne joue ici que le rôle du chanteur: la musique de toutes les chansons est interprétée par les mêmes cinq musiciens (dont Rick Haworth aux guitares et steel), dirigés par Cattaneo -- qui a eu carte blanche pour l'ensemble du projet, enregistré comme si c'était un live. «Je voulais une unité dans le disque, dit ce dernier, que ce ne soit pas une compilation d'artistes hétéroclites. Comme réalisateur, j'ai choisi une approche d'album plus que de singles.» Source: LeDevoir.com
Pour mieux connaître Nino Ferrer. Pour télécharger le disque.
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2009-04-22 11:28:23 pm,
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