« Allô Nino! Bel hommage québécois à Nino Ferrer ![]() | Rémi Bolduc 4+1, duo de saxos » |
Grève des réalisateurs de Radio-Canada, il y a cinquante ans
L'entreprise d'aujourd'hui étant très imparfaite, surtout dans sa façon de gérer les personnes et les projets, il reste que le fait d'y avoir travaillé pendant une vingtaine d'années laisse des traces. J'ai donc toujours un certain attachement pour Radio-Canada et pour son histoire.
Si vous partagez cet intérêt, je vous propose un document historique d'une cinquantaine de minutes qui raconte, cinquante ans plus tard, la victoire des réalisateurs du réseau français de RadCan sur des patrons anglophones de la CBC et leurs acolytes politiques fédéraux. La grève des réalisateurs de Radio-Canada n'a pas seulement permis la création de l'Association des réalisateurs de Radio-Canada. Elle a servi de révélateur pour le nationalisme québécois et de catalyseur de ce qu'on allait appeler la révolution tranquille.
Le 20 décembre 1958, les 74 réalisateurs de la télévision de Radio-Canada déclenchent une grève, face au refus de la direction de leur accorder le droit d'association. Ils sont suivis par plus de 2000 employés et artistes qui débraient pendant plus de deux mois. Cet événement conduit à la reconnaissance du premier syndicat de cadres au Québec et passera à l'histoire comme l'une des premières manifestations spectaculaires de la Révolution tranquille. Source: Radio-Canada Archives

L'émission contient de nombreux documents d'archives, extraits d'émission de l'époque et entrevues réalisées avec, entre autres, Gérard Filion (journaliste au Devoir), Jean-Paul Fugère (réalisateur), Richard Garneau (annonceur), Ambroise Lafortune (le Père Ambroise, aumônier des grévistes), Jacques Landry (cadre de Radio-Canada), Lisette Le Royer (réalisatrice) et Jean-Louis Roux (comédien). Vous y verrez aussi, à l'orée de leurs carrières politiques, les Gérard Marchand, Gérard Pelletier et Pierre Elliot Tr*deau (les trois colombes) et, surtout, René Lévesque (ci-dessus).

Le document illustre une étonnante démonstration de solidarité de la plupart des 3 000 autres syndiqués de Radio-Canada envers ces 74 réalisateurs qui étaient, en quelque sorte, leurs patrons. Il montre aussi les séquelles qu'a laissé la grève surtout pour les cadres (plusieurs ont démissionné après le règlement) et les membres des autres syndicats qui avaient franchi les piquets de grève.
Un autre document d'archive intéressant, inédit celui-là: une narration Louis-Georges Carrier fort sympathique illustrée d'un montage constitué exclusivement d'archives film de l'époque.

« Allô Nino! Bel hommage québécois à Nino Ferrer ![]() | Rémi Bolduc 4+1, duo de saxos » |


2009-04-09 8:49:01 pm,
Commentaires récents